mardi 20 juillet 2010
Numéro de Formation et profession sur le personnel enseignant du collégial
lundi 28 septembre 2009
Semaine de la culture ?
La marchandisation des biens culturels a été décriée une des premières fois par les théoriciens de Francfort dans les années 30 et 40. Dans un texte écrit en exil Theodor W. Adorno et Max Horkheimer notaient que l’industrie culturelle montante n’était pas autre chose qu’une « idéologie thérapeutique ».
Paroles perdues dans l’exil américain d’intellectuels allemands dépassés ? Que non! Au même moment se développe une pensée purement américaine qui marque aussi cette époque : celle de la « fabrique du consentement » de Walter Lippman et dans une autre mesure d’ Edward Bernays . Rarement fait-on un lien entre ces deux théories, pourtant l’une et l’autre se complètent au point qu’il serait très intéressant de pousser plus loin ces deux approches dans une comparaison de ces dernières.
Ce travail permet assez rapidement de voir apparaître un premier cadre d’interprétation du contrôle des populations par un triple phénomène de mise au pas des populations avec les outils de la « fabrique du consentement », par une critique des objectifs de l’industrie culturelle et, s’ajoutent à ces dernières, le consumérisme résultat de l’implantation du fordisme.
D'ailleurs, il est observable par tout le monde la place que prend cette semaine dans la commercialisation de la culture de masse. Le Ministère de la Culture du Québec et le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec prennent d’ailleurs une part non négligeable dans cette semaine, ce qui est normal. Par contre, il est intéressant que les subventions disponibles interdisent l’achat et l’implantation de biens culturels ou de moyens pour donner au milieu scolaire une structure permanente de production et de diffusion de la culture. Payer l’autobus pour allez voir un spectacle ou pour la visite d’un musée est possible, équiper l’école d’une bibliothèque digne de ce nom est impossible. On nous dira que d’autres subventions visent le développement d’infrastructures culturelles, mais on est loin du compte. Inviter un auteur c’est bien, pouvoir rendre disponible l’œuvre de l’auteur d’une manière permanente dans une bibliothèque serait mieux.
En somme, cette semaine ressemble davantage à une semaine de déploiement de l’industrie, via des subventions indirectes aux marchands, qu’un travail de conscientisation de ce qu’est la culture, du rôle de la création dans une société et du faire-valoir ce cette création auprès de jeunes et de la population en général.
dimanche 19 avril 2009
Le WEB, les acteurs et tendances sur une carte
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CHARRO
ICOLC et la crise économique mondiale
Voici le texte en question :
COALITION INTERNATIONALE DES CONSORTIUMS DE BIBLIOTHEQUES (ICOLC)
Déclaration sur la crise économique mondiale et ses conséquences sur les licences consortiales
Version française : INIST-CNRS, Service des traductions, Jean-François Nominé
Les consortiums de bibliothèques de l’ICOLC considèrent que la crise actuelle revêt une telle importance que nous ne pouvons nous contenter de supposer que les bibliothèques et les éditeurs aient une vision commune de l’ampleur de cette crise et soient en accord sur la meilleure attitude à adopter pour y faire face. Les membres de l’ICOLC ont échangé leurs analyses sur l’impact que la crise d’aujourd’hui va avoir sur les consortiums et les bibliothèques. Nous exposons nos prévisions en la matière dans ce qui suit.
- Nous prévoyons des coupes budgétaires importantes et de grande ampleur dans les budgets consacrés aux bibliothèques et aux consortiums : des réductions différentes par rapport aux épisodes sporadiques et régionaux que l’on voit d’une année sur l’autre, représentant une baisse réelle et permanente des budgets de base. Il n’est pas inhabituel de voir des budgets consacrés aux bibliothèques et aux consortiums subir des réductions à deux chiffres d’année en année. Nous devons encore mesurer son plein effet, alors même que bon nombre des abonnements à des revues et des bases de données ont déjà été renouvelés pour 2009. Depuis fin 2008, de nombreux organismes ont fait état de coupes budgétaires importantes (contenu, personnel et exploitation) pour l’année 2009. Certains consortiums sont sous le contrecoup d’importantes conséquences dès le présent exercice financier, ou bien dans l’année civile 2010 et lors des prochains exercices, où les coupes porteront leur plein effet et montreront toute leur ampleur.
- Ces coupes perdureront. Les secteurs publics et l’éducation seront longs à recouvrer les budgets perdus. Une fois qu’une source budgétaire a disparu pendant plusieurs années, il faut des années encore pour que les budgets remontent aux niveaux qui ont précédé la crise.
- Les fluctuations des taux de change compliquent voire amplifient les effets de la crise.
Nous encourageons les éditeurs à admettre cette situation fondamentalement différente parce que nous agissons ensemble pour le bien de toutes les parties. Le positionnement des consortiums de bibliothèques est unique pour représenter les instruments les plus opérants et les plus efficaces capables de préserver la clientèle des éditeurs et pour créer des solutions qui apportent un maximum de bienfaits pour le plus grand nombre. En travaillant ensemble, les éditeurs et les consortiums peuvent dégager les possibilités les plus efficaces en termes de prix et de renouvellements et pour maintenir une population de bibliothèques et de services abonnés la plus large.
Sans pouvoir être prescriptifs en termes de solutions, nous proposons les principes et les techniques qui suivent comme pouvant offrir les solutions les plus efficaces.
Principe 1: Une tarification souple, qui offre aux clients de véritables possibilités, jusqu’à la capacité de réduire les dépenses sans souffrir de pertes de contenu disproportionnées, sera la plus payante. Pendant les périodes de stabilité, les tarifs et les conditions classiques peuvent fonctionner relativement bien. Aujourd’hui, les acheteurs subiront de fortes pressions pour qu’ils réduisent leurs dépenses et ils ont besoin de solutions pour continuer à offrir autant de contenu et de services que possible. Il est du plus haut intérêt des éditeurs que nous évitions les solutions et les décisions en tout-ou-rien, où tout est à prendre ou à laisser, solutions dont le manque de souplesse peut fort bien entraîner des inconvénients largement plus importants que ne le dicte l’absolue nécessité.
Principe 2: Il est du plus haut intérêt des éditeurs comme des consortiums de rechercher des solutions créatives qui permettent de garder intactes autant que possible les licences, sans réduction majeure du contenu ou des accès. Le contenu, une fois qu’il sera interrompu, sera très difficile à rétablir par la suite. Si des limites peuvent bel et bien s’opposer sur le plan pratique à ce principe, les éditeurs, les auteurs, les universitaires et les bibliothèques auront leurs intérêts les mieux remplis par des les solutions qui maintiennent un maximum d’accès au maximum de contenu possible.
Avec ces deux principes à l’esprit, nous proposons les approches suivantes :
- Les acheteurs préféreront faire l’impasse sur les caractéristiques fonctionnelles contre le prix : autrement dit, nous pouvons nous passer de ces nouvelles interfaces et fonctionnalités coûteuses. Ce n’est pas le moment pour de nouveaux produits. Les actions dans le domaine du marketing en direction de nouveaux produits ne seront que d’un effet limité, si ce n’est nul. Les bibliothèques ne disposeront que de peu voire d’aucun moyen pour investir dans de nouveaux titres ou de nouveaux éléments de contenu. Les éditeurs qui coopèrent avec les communautés savantes afin de comprendre leurs besoins les plus critiques seront ceux qui réussiront le mieux.
- Prendre le prix comme objectif numéro un aidera toutes les parties, car les pressions budgétaires pèseront d’un poids sans précédent sur les décisions. Les réductions de prix bien réelles seront bien reçues et pourront permettre de maintenir le lien pendant les temps de vaches maigres.
Même les augmentations suivant les cours de l’inflation ne seront pas supportables pour de nombreux groupes et de nombreuses bibliothèques. D’autres solutions et d’autres possibilités doivent être envisagées et mises en place.
Certaines solutions peuvent être créées de façon exceptionnelle pour tirer avantage de situations localisées. C’est pourquoi : - Adapter le contenu en fonction du besoin, et son prix en conséquence, peut être d’un précieux concours. Par exemple, les solutions personnalisées qui suivent les caractéristiques d’usage pour évoluer peuvent être équitables pour toutes les parties. Dans le cas d’une politique de tarification par tranches, adapter cette souplesse à des forfaits de contenu coeur associé à une tarification plus abordable pour des titres isolés peut aussi offrir une autre possibilité économique. Des solutions multiples et imaginatives sont nécessaires pour que les consortiums de bibliothèques puissent travailler avec leurs membres pour dégager leur niveau de capacité d’achat optimale.
- Les contrats sur plusieurs années ne devront être possibles qu’avec des clauses d’exemption ou de réduction. Aussi difficiles ces clauses puissent-elles être, la seule solution possible pour de nombreuses institutions sont les licences à l’année (ou d’une durée encore plus courte). Elles augmentent les frais généraux administratifs pour toutes les parties et pourraient donc incliner à davantage de réductions. En outre, les clauses d’exemption doivent également traduire le besoin d’un ensemble de techniques de réduction qui évitent de pénaliser les clients à long comme à court termes.
- Alors que les versements annuels sont actuellement les calendriers de paiement les plus courants pour les licences de groupe, il sera nécessaire de disposer en option de calendriers de paiements semestriels ou trimestriels, associés à des clauses d’exemption et de réduction et des cycles de renouvellement plus souples. Les bibliothèques et les consortiums peuvent n’être prévenus que très peu de temps à l’avance des changements dans leurs budgets. Les possibilités de paiement sont une précaution nécessaire au vu de la situation et des prévisions financières qui changent très rapidement.
* * *
Dans leur ensemble, nous proposons ces approches comme moyen de faire progresser les discussions entre bibliothèques, consortiums et éditeurs, qui, tous, espèrent préserver les relations existantes, fournir autant d’informations que possible aux utilisateurs, et générer autant d’activités que ces budgets le permettront. Nous pensons que ces recommandations apportent un fondement solide à la communauté de l’information, y compris pour les éditeurs d’information savante, lui permettant d’aller de l’avant en ces temps difficiles.
La situation actuelle pourrait à long terme servir de catalyseur et proposer aux éditeurs, aux universitaires et aux bibliothèques le défi de créer un système qui produira et diffusera plus efficacement les résultats de la recherche mondiale de plus en plus abondants.
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POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS SUR CETTE DECLARATION, VEUILLEZ CONTACTER :
Faye Abrams, OCUL Projects Officer, Ontario Council of University Libraries, 416-978-421, faye.abrams@ocul.on.ca
Ivy Anderson, Director, Collections, California Digital Library, University of California, Office of the President, (510) 987-0334, ivy.anderson@ucop.edu
Diane Costello, Executive Officer, CAUL (Council of Australian University Librarians), +61 2 6125 2990, diane.costello@caul.edu.au
Ed McBride, Chief Marketing & Outreach Officer, SOLINET, 404-892-0943 ext. 4864, emcbride@solinet.net
Arnold Verhagen, University Librarian University of Amsterdam, and Licensing Consultant UKB-consortium, +31 5252307 or +31 611292816, a.j.h.a.verhagen@uva.nl
Hazel Woodward, University Librarian and Director of the University Press, Cranfield University, +44 (0) 1234 754446, h.woodward@cranfield.ac.uk
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lis-e-resources est une liste du UKSG - http://www.uksg.org/serials
Version française : INIST-CNRS, Service des traductions, Jean-François Nominé
À propos de certaines technologies
BORNES AUTOMATIQUES,
PUCES RFID, LIVRES NUMÉRIQUES…
BIENVENUE DANS LA BIBLIOTHÈQUE DU XXIème SIÈCLE !PLUS RAPIDE ?
PLUS PRATIQUE ?
MOINS CONTRAIGNANT ?L’AUTOMATISATION DU PRÊT franchit une nouvelle étape avec l’instauration de bornes de prêt automatique, à Picpus et ailleurs. Grâce à ces bornes, finies les files d’attente (encore que), finies les erreurs humaines (mais vive les bugs !) et finie l’obligation d’être aimable avec celles et ceux qui nous rendent service. Mais
terminée aussi la chaleur du contact humain, envolés les conseils sympas des bibliothécaires qui nous renseignent sur nos emprunts, et très bientôt terminé aussi avec les bibliothécaires, avant que la
bibliothèque elle aussi ne ferme ses portes pour rouvrir sur googlebooks.fr ou toute autre plate-forme dont on ne cesse de vanter l’exhaustivité et l’efficacité (sans même parler de sa juteuse rentabilité !).LE MONDE QU’ON NE CESSE DE VOULOIR NOUS VENDRE, censé être plus pratique et plus rapide, obéit en réalité à une double volonté : créer de nouveaux marchés (comme lorsqu'une entreprise privée est payée par
les pouvoirs publics pour installer du matériel électronique) et réduire la masse salariale (un vigile prendra la place de dix bibliothécaires avec des bornes de prêt efficaces). Et si pour chaque salarié-e remplacé-e par des machines, la pilule est déjà difficile à avaler, des pans entiers de personnels seront finalement dépossédés des savoir-faire qui les rendait utiles et compétents. Non seulement la machine ne vous fera jamais de sourire, mais c’est ainsi que chaque métier d’aujourd'hui en vient à devenir purement mécanique et répétitif, jusqu’à être vidé de son sens initial : les magasiniers ne sont désormais plus considérés que comme des manutentionnaires au service des machines gestionnaires des livres, et leur connaissance du fonds se perd, tout comme l’ancien savoir-faire des artisans a disparu avec les immenses chaînes de production des usines, véritables bagnes industriels modernes. Plus l’on intègre les savoir-faire professionnels dans des machines, plus les salarié-e-s deviennent remplaçables, c’est-à-dire délocalisables, jetables et donc corvéables à merci.ENFIN, LA LOGIQUE DE LA NUMÉRISATION a besoin de chevaux de Troie (telles les bornes de cette bibliothèque ou les puces RFID servant à tracer chaque livre), pour s’insinuer au coeur de la chaîne du livre :
les magnats de l’édition électronique (qui sont parfois aussi marchands d’armes) rêvent de profits colossaux grâce à la numérisation intégrale des fonds papier, sans se soucier des éditeurs et libraires, mais aussi correcteurs, imprimeurs, diffuseurs, etc. qu’ils fragiliseront puis démantèleront sans coup férir. Le livre électronique, que les industriels tentent de nous imposer depuis plusieurs années (pour l’instant sans réel succès), vise à transformer le monde de l’écrit en société du zapping numérique généralisé. Il suffit de se rendre au salon du livre pour y voir ces commerciaux en costard vendre leurs e-book comme s’ils étaient au salon de l’auto, tout en faisant croire que les profiteurs sont les éditeurs. Pourtant, une partie de ces derniers reste encore vaille que vaille passionnée, attachée à l’objet livre en tant qu’il est créateur de lieux d’échanges et d’espaces collectifs, au premier rang desquels figurent les librairies et les bibliothèques - ces dernières étant fréquentées par une personne sur deux en France en 2006. Ainsi, à l’inverse de la démagogie populiste faisant d’Internet le contrepoint populaire des librairies et bibliothèques élitistes, nous pensons que le livre est au coeur des possibilités d’émancipation collective et d’élévation culturelle : les bibliothèques, véritables lieux de mixité où se croisent des hommes et des femmes de tous âges, de toutes classes et de tous horizons, sont un des derniers outils de diffusion et de réappropriation collective des savoirs, là ou le numérique ne fournit que des contenus vidés de leur sens à des individus isolés devant leurs écrans. « Élitaire pour toutes et tous » pourrait être notre mot d’ordre, puisque nous persistons à préférer les savoirs, potentiellement émancipateurs, aux contenus, bien souvent interchangeables voire abêtissants.LE MYTHE LIBÉRAL DE L’ACCÈS AU SAVOIR égal pour toutes et tous, sur lequel surfe la déferlante numérique, oblitère le fait que nul-le ne peut prétendre n’avoir pas accès à suffisamment de livres (il suffit de se rendre dans la moindre bibliothèque pour se convaincre qu’on n’aura jamais le temps d’en lire assez), alors que la question de la connaissance pose en réalité celle de la transmission, c’est-à-dire de l’éducation à l’écrit, revendiquée par tous les mouvements d’émancipation antérieurs à Internet : le réseau nous apprend en fin
de compte davantage à glisser à la surface des idées qu’à les comprendre et à savoir s’en imprégner pour penser par soi-même. Le Web et le futur livre numérique permettraient d’accéder à tout !? Mais que
lira-t-on alors ? Rien, ou plus probablement rien de ce qui s’apparente aujourd’hui au livre, dans lequel on s’immerge longuement, patiemment et tranquillement, en dehors de la société des flux incessants et tourbillonnants d’e-mail, messages msn et autres textos qui nous happent à chaque instant dans leur propre temporalité.La télévision a contribué à détruire le lien social, et on nous fait croire que l’informatique, en nous simplifiant la vie, va le recréer ? Quand on s’apercevra que le numérique a encore appauvri les relations et échanges collectifs, qu’inventera-t-on pour « recréer » à nouveau du lien social et poursuivre toujours plus loin la spirale d’un monde en perpétuelle déshumanisation ?
Des lecteurs et lectrices, bibliothécaires, libraires, traducteurs et éditeurs
Livres de papier
c/o Offensive, 21ter
rue Voltaire 75011 Paris
livresdepapier@gmx.fr
vendredi 20 février 2009
Un nouveau numéro d'Argus
En plus de commettre un texte, on y célèbre érudit et bien d'autres sujets.
Pour lire votre humble serviteur il faudra que vous trouviez la revue. Étonnant qu'elle ne soit pas encore électronique !
samedi 10 janvier 2009
KOHA pénètre lentement mais surement le marché des SIGB
Trois marchés évolues de manières inégale : le marché américain est bien représenté par la firme LIBLIME qui propose et développe une gamme de logiciels dont KOHA; le marché français prend aussi une espace non négligeable dans le déploiement de cette solution open source avec le travail de M. Poulain entre autres; au Québec des projets prennent place lentement mais surement. À notre connnaissance quelques expériences existent sous forme embryonnaire pour le moment.
Aux États-Unis la part de marché des produits open source est d'environ 1,5%. C'est très peu en chiffre absolu, mais beaucoup car les projets sont viables et bien structurés.